En fête, le gruyère a fait recette pendant la pandémie

En fête, le gruyère a fait recette pendant la pandémie

LE CHENIT LE 8 JUILLET 2021. Jean-Claude Pittet, producteur de gruyère d'alpage AOP. © (24 HEURES /Jean-Paul Guinnard)

ADN alimentaire suisse

«Quand les gens sont à la maison, ils achètent du gruyère AOP pour faire de la bonne cuisine chez eux.»

La barre des 32’000 tonnes devrait logiquement être dépassée. À l’exportation notamment, la progression sur les cinq premiers mois de l’année est de l’ordre de 7% (5384 tonnes contre 4998, record établi en 2020). De quoi donner le sourire aux acteurs vaudois de la filière, alors que la hausse du prix d’achat du lait (à 88.5 ct/litre) aurait pu la mettre en difficulté avec l’arrivée de la pandémie.

Près de chez nous

Jean-Claude Pittet - Cottens

"On risque de manquer de lait"

«On pourrait dire que ce n’est jamais assez haut, mais il faut aussi reconnaître que ce prix de 88 centimes par litre de lait permet de vivre décemment.» Avec son fils et son épouse, Jean-Claude Pittet dirige une exploitation agricole qui livre annuellement 660’000 kg de lait à la fromagerie de Cottens. En été, il fabrique aussi un quota de 13,2 tonnes de gruyère d’alpage AOP aux Amburnex, au col du Marchairuz.

Si l’été 2020 avait été compliqué en raison du manque d’eau, l’actuel est tout son contraire. «Avec cette pluie, les bêtes abîment les pâturages et on risque de manquer de lait», commente le producteur fromager, qui relève que le cahier des charges strict permet la bonne tendance actuelle du produit. «Au début de l’AOP, je pensais par exemple que la limitation d’affouragement des vaches en betterave était une bêtise. Mais finalement, c’était réfléchi et je constate que mon bétail ne se porte pas plus mal qu’avant», note-t-il.
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