L’écologie, combien ça coûte?

L’écologie, combien ça coûte?

Prochainement, divers objets vont être soumis au peuple en lien avec notre qualité de l’air et des gaz qu’il contient, ou de celle de l’eau et de son cortège de produits chimiques associés. De nombreux arguments sont avancés faisant état de l’augmentation consécutive pour le consommateur de toute une série de biens de consommation. Mais au fait, combien ça coûte un bol d’air pur ou d’eau fraiche ?

La question peut paraître incongrue et pourtant il est tout sauf facile d’y répondre. Bien sûr, pour les frais occasionnés le calcul est plus simple. Les produits chimiques utilisés dans les champs sont évidemment efficaces. Nos ingénieurs agronomes ont conçu depuis des décennies toute une gamme de produits permettant d’accroître les rendements et de lutter efficacement contre les ravageurs. Ce faisant, les cultures sont devenues plus productives et les produits abondants sur nos marchés, nous permettant d’alimenter à satiété une population sans cesse croissante. Dès lors, une diminution de l’utilisation de ces produits induirait évidemment des pertes financières, ceci n’est pas contesté. Mais le hic, c’est que certains de ces produits engendrent des résidus que l’on va retrouver notamment dans l’eau, en compagnie il est vrai d’une kirielle d’autres éléments chimiques d’autres origines et tout aussi toxiques. Les éliminer, lorsqu’on sait le faire (ce qui n’est pas le cas pour beaucoup d’entre-eux) coûte à son tour une fortune…

Prenons de la hauteur. Dans les airs, de nombreux gaz s’accumulent induisant des changements climatiques aux conséquences redoutables à long terme. Diminuer leurs émissions passe aussi par des sacrifices et la nécessité de développer de nouveaux modèles économiques. Certaines actions que l’on faisait autrefois abondamment devraient être limitées, mais ce faisant on s’éviterait à terme des frais considérables dans de nombreux domaines, que ce soit dans l’environnement, la santé ou l’industrie.

Dès lors, combien coûtent réellement un verre d’eau pur ou un bon bol d’air ? Le bilan n’est pas facile à faire. Ce qui est sûr, c’est que tout est lié : les changements climatiques vont engendrer plus de ravageurs, nécessitant de facto plus de produits chimiques qui se retrouveront fatalement dans notre environnement et notre alimentation. Bien sûr, on peut rejeter la faute sur les autres, sur les écolos, les paysans ou les industriels et placarder partout qu’il faut refuser toute solution de changement et qu’il est urgent de continuer comme ça, même si cela nous mène tout droit dans le mur. Ou bien, on peut se dire qu’il est tout aussi urgent d’arrêter d’accuser les autres et de chercher des solutions tous ensemble, en synergie, en sacrifiant tous un tout petit bout de son sacrosaint pré carré pour le bien de la communauté, de notre environnement et de nos enfants…

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