Zoé Claessens en pleine confiance

Zoé Claessens en pleine confiance

Zoé Claessens aura réussi à faire vibrer toute la région Photo: Francillon

À 20 ans, Zoé Claessens aborde ses premiers JO sans pression, dans l’ombre des ambitieux Zurichois David Graf et Simon Marquart. Elle veut, selon l’expression consacrée, « prendre chaque course l’une après l’autre ». Mais elle vise bien une place en finale.

« Mon titre européen », conquis le 10 juillet à Zolder mais en l’absence d’une partie de l’élite, « m’a mise en confiance et m’a donné encore plus de motivation pour ces Jeux », souligne la Vaudoise. « Mais il ne me met pas sous pression. »

Zoé Claessens ne veut pas évoquer l’éventualité d’un podium, consciente que tout est possible dans une discipline où la moindre faute peut être fatale. « Je ne me fixe pas d’objectif précis. Je ferai de mon mieux, en me concentrant sur moi-même. »

« On verra bien »

« Je vais prendre chaque course l’une après l’autre, et on verra bien ce que ça donne », poursuit la vice-championne du monde junior 2018. Mais « j’espère disputer la finale », qui réunira les huit meilleures sur une seule manche alors que les quarts de finale (jeudi) et les demi-finales (vendredi) se dérouleront sur trois runs.

Zoé Claessens se réjouit en tout cas d’en découdre sur un parcours particulièrement long et technique. « Je me dis qu’il faudra prendre un bon départ. Mais si je n’y parviens pas, je sais que je serai capable de remonter en profitant des lignes très longues », explique-t-elle.

Une belle progression

La Vaudoise, qui a décroché son premier podium en Coupe du monde ce printemps à Vérone (2e), souligne avoir pleinement profité du report de ces JO dû à la pandémie de Covid-19. « Ca m’a beaucoup aidé pour progresser. J’ai eu un an de plus pour entraîner mes points faibles », relève-t-elle.

« J’ai amélioré ma force, ma technique, mon départ. J’ai pu constater en Coupe du monde que j’étais plus rapide », se réjouit Zoé Claessens, qui estime également que son nouveau vélo conçu spécialement pour l’occasion lui apporte un supplément de vitesse.

Impressionnée par le Village olympique (« tout est beaucoup plus grand qu’à Buenos Aires pour les JO de la Jeunesse » en 2018) mais à l’aise dans son tumulte, Zoé Claessens semble en tout cas particulièrement détendue. « Je prends ces JO comme une compétition normale, sans me mettre de stress », conclut-elle.

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