Nos vins champions et Kursner en fête

Nos vins champions et Kursner en fête

Le domaine issu de la famille de Pierre-Yves Kursner a été couronné lundi Cave suisse de l’année! Photo: Régis Colombo

Ça en devient presque lassant, comme Federer qui gagnait tout le temps à la grande époque, comme le Bayern Munich qui est champion d’Allemagne année après année.

De quoi je parle exactement? Des distinctions les plus prestigieuses qui sont remises depuis une décennie à tous les niveaux dans le vignoble et qui tombent inlassablement sur un domaine du district, comme cette semaine la meilleure cave du pays qui ne pouvait se trouver ailleurs qu’à Féchy.

Bravo au Domaine Kursner, lauréat 2021, dont le dynamisme n’est plus à prouver, lui qui a été parmi les pionniers à mettre en avant son nom plutôt qu’un parchet de vigne. Lui qui aussi connut les aléas de l’entrepreneur et qui a rejoint il y a peu le giron de la Cave de la Côte, disposant en Rodrigo Banto d’un véritable «Messi» de l’œnologie.

S’il faut donc saluer ce travail d’équipe, il met surtout en lumière une région au sens large, elle qui n’en finit plus de remporter des trophées à chaque fois qu’ils sont mis en jeu. Meilleur merlot? C’est nous! Meilleur chasselas? Ah, ben re-nous! Cave de l’année? Encore nous, même si nous laissons quand même la place une année sur deux!
Attention à ne pas s’y méprendre toutefois. C’est bien l’auteur de ces lignes qui fait le malin un verre à la main et certainement pas les acteurs du vignoble local, traditionnellement humbles et réservés. Pourtant, si on ne bombe pas le torse aujourd’hui, quand le ferons-nous?

Avec cette distinction nationale de plus, si on ne bombe pas le torse aujourd’hui, quand le ferons-nous?

Je l’affirme entre sourire et soupir, car un palmarès pareil ferait assurément de ces vignerons et autres producteurs de belles choses – vacherin, huile de noix, saucisse aux choux, etc. – des grandes vedettes de la télévision chez nos voisins français.

Et on pourrait dire que c’est surtout le hasard qui est en cause si les jurys désignaient les nectars du district une fois par siècle. Sauf qu’il n’arrive plus aucune année sans qu’un couronnement majeur ne finisse dans nos pages, preuve qu’une bonne fée s’est forcément penchée sur le berceau de nos coteaux.

Alors que les vendanges touchent à leur fin et que l’on sait l’ambiance parfois inquiète autour du pressoir, cette énième récompense doit quand même rejaillir sur la région et son moral. Si les Kursner font des vins d’exception, c’est bien que le terroir, le savoir-faire et l’engagement de tout le secteur peuvent faire des merveilles.

À nous, consommateurs et amateurs, de s’en souvenir au moment des achats et de faire du local le premier choix.

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