Au pays de l’or gris

Au pays de l’or gris

Photo: Locher

Le pied du Jura est riche en gravier. Une réalité qui ne fait pas le bonheur de tout le monde mais sur laquelle le canton mise beaucoup pour assurer les réserves, et donc les constructions futures.

Dans la région, on en parle à tout bout de champ. Essentiellement à cause du ballet des camions qui traverse les villages et crée bon nombre de nuisances sonores et polluantes. Mais on s’en plaint également pour les «trous» qu’elles font dans le paysage, voire pour le bruit et la poussière qui en sortent. Mais si ces gravières – et surtout les projets – sont aussi nombreuses, c’est bel et bien parce que la demande ne cesse d’augmenter et que le besoin est réel dans une Suisse romande, et plus spécifiquement sur un arc lémanique qui construit toujours plus. Car qui dit bâtiments dit béton, ce qui nécessite du gravier. Et c’est une fois mélangé à du ciment, du sable et de l’eau qu’il deviendra ce matériau de construction si indispensable à notre société.
Et on y est lié à ce gravier. «C’est la deuxième ressource la plus consommée après l’eau», assure Raymond Moinat, l’un des fondateurs de Sotrag SA, entreprise spécialisée en démolition, terrassement, gestion de gravières, traitement et recyclage de matériaux minéraux. «C’est simple, en Suisse chaque habitant en consomme six tonnes par année, poursuit-il. Alors évidemment on ne parle pas d’en manger, mais entre les routes, les bâtiments, les chemins de fer, on ne quitte jamais le gravier.»
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