«On ressent vraiment de l’anxiété»

«On ressent vraiment de l’anxiété»

De g à d: Camille Destraz, Simon Romang et Roxane Aybek font le point sur la situation du monde culturel. Photo: Cella/Bovy/Martin

Alors que restaurants et commerces sont en sursis, les théâtres sont eux toujours fermés. Une situation qui commence à devenir pesante pour le milieu.

«À part soupirer, je ne sais vraiment pas trop quoi répondre», sourit tristement Camille Destraz, directrice du Théâtre du Pré-aux-Moines, lorsqu’on lui demande simplement comment elle va. Il faut dire que pour la pétillante programmatrice, la période est rude. Fermée le 28 octobre – soit à la veille du lancement de la saison 2020-2021 –, sa salle reste depuis désespérément vide. Pourtant, celle qui va démarrer sa troisième année à la tête du PAM s’était pliée en quatre pour mettre en place une nouvelle configuration covid-compatible et réfléchissait même à une programmation de type «café-théâtre» pour accueillir 50 personnes. Mais le Conseil fédéral en a décidé autrement. «On a l’impression de construire un château de cartes et qu’au moment de poser la dernière, quelqu’un donne un immense coup de pied dedans», image la directrice.
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