La chronique de Philippe Dubath

Le monde à ma porte – 27 novembre 2020

Le monde à ma porte – 27 novembre 2020

Je marchais l’autre matin sur un chemin en pente qui me menait tout droit vers le soleil, mais je ressentais une sorte de mélancolie à l’idée de quitter le brouillard qui transformait le monde en gris autour de moi. J’ai toujours aimé le brouillard, ou disons que je ne l’ai jamais craint, ni redouté. Il ne m’a jamais fait peur, ne m’a jamais dérangé. Peut-être parce que je suis né dedans. Je me souviens de longues balades, dans ma minuscule enfance, au bout du bras paternel, dans ces brouillards du nord qui peuvent tenir et s’installer pour des jours et des jours. Ils imposent alors sur les villages et les campagnes, sur les maisons, sur les routes, un silence cotonneux qui fait traîner en tous lieux une sorte de mystère. C’est ce mystère que j’aimais attendre, quitte à être déçu quand il ne venait pas, lorsque nous nous promenions ainsi pendant des heures en lisière de forêt, ou dans les labours, ou auprès des étangs.
Philippe Dubath Il y a 7 jours
Le monde à ma porte – 20 novembre 2020

Le monde à ma porte – 20 novembre 2020

Un de ces derniers jours, je me suis dit tiens, que devient la jolie plage lémanique que je fréquente de temps en temps en plein été, tôt le matin de préférence, avant que la chaleur n’écrase tout. À cette époque-là, les galets brûlent vite les pieds, le front exige un chapeau de paille, ou de l’ombre, et l’eau paraît fraîche à mon corps délicat de piètre baigneur même si elle atteint les 25 degrés.
Philippe Dubath 19 novembre 2020
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