Une entraide à couper le souffle – journaldemorges Une entraide à couper le souffle

Une entraide à couper le souffle

Une entraide à couper le souffle

L'édito de la semaine de Cédric Jotterand

Cette semaine, notre rédacteur en chef Cédric Jotterand rend hommage à la vague de solidarité qui s’est emparée de la Suisse bien sûr, mais aussi du district de Morges qui multiplie les initiative d’aide au peuple ukrainien.

Il y a presque deux ans jour pour jour, le monde nous tombait sur la tête. Sans chef, sans organisation structurée, nous avions assisté à la mise en place immédiate d’un vaste mouvement de solidarité, incarné (mais pas uniquement) par les sociétés de jeunesses ou les scouts qui se chargeaient spontanément de faire les courses de leurs aînés.

Il a suffi d’imaginer une seule seconde que l’on allait enfin pouvoir passer à autre chose et voilà que tout recommence, à l’occasion d’une guerre que personne n’avait vraiment vu venir.

S’il est heureux que l’aide à son voisin subsiste encore en cas de pandémie, qui pouvait parier que les Suisses allaient à nouveau se mobiliser, mais cette fois pour des inconnus?

Qui pouvait parier que les Suisses allaient à nouveau se mobiliser, mais cette fois pour des inconnus?

C’est évidemment le cas dans notre district, avec des actions qui se multiplient ici et là et qui semblent tomber du ciel. Celles-ci nous frappent par l’ampleur de leur générosité, mais aussi parce qu’elles sont le plus souvent menées dans la plus grande discrétion, comme si c’était normal.

Mais être les témoins d’une guerre ne l’est pas – plus – en 2022 et ses conséquences ne vont pas, cette fois, s’effacer par la seule grâce d’un vaccin.

L’accueil de familles, par exemple, ne peut qu’être provisoire. Et si la situation d’urgence provoque une certaine effervescence, celle-ci ne peut pas durer. Il faut déjà y penser et s’y préparer.

Abonnez-vous au Journal de Morges

Abonnez-vous !

Afin d'avoir accès à l'actualité de votre région au quotidien, souscrivez un abonnement au Journal de Morges. S'abonner, c'est soutenir une presse de qualité et indépendante.