Divinum: «Il faut venir pour les vignerons»

Divinum: «Il faut venir  pour les vignerons»

De g. à d.: Maude Dubrit (coordinatrice), Violaine Sauty (cheffe de projet) et Richard Chassot (Directeur général de Chassot Concept SA) trinquent au retour du salon des vins Divinum. Photo: Rempe

Annulé à quelques jours de son début en 2020, le salon des vins est de retour 18 mois plus tard, avec pour objectif de rassembler un terroir et ses artisans.

Lorsqu’on lui demande comment il va, Richard Chassot répond avec sa franchise habituelle: «Les 18 derniers mois n’ont pas été les plus faciles, admet le directeur de Chassot Concept, organisateur du salon des vins Divinum. Nous avions engagé beaucoup d’argent pour la troisième édition de la manifestation et son annulation nous a énormément fait souffrir financièrement.»

Malgré son entreprise à l’arrêt et même au milieu d’une complète incertitude, Richard Chassot n’a jamais envisagé de tirer un trait sur Divinum. «Nous voulions repousser d’une année, malheureusement la pandémie en a décidé autrement. Mais avec la volonté des gens de se retrouver et surtout au vu des difficultés rencontrées par tous les vignerons durant ces longs mois, nous avons choisi de revenir en novembre plutôt que d’attendre encore six mois.»

125 exposants et plus de 1400 vins seront donc à découvrir du 18 au 29 novembre au Parc des Sports pour une édition deux fois plus longue (deux fois cinq jours au lieu de la semaine habituelle) et deux fois plus grande en termes de surfaces, avec un tournus des exposants entre les deux semaines, de quoi offrir au public un salon à la hauteur des attentes. «Voilà cinq gros mois que nous préparons l’événement et, aujourd’hui, on peut envisager plus de libertés sanitaires qu’au début, détaille Richard Chassot. Grâce au Pass Covid, l’ambiance pourra être très proche de ce que l’on a connu durant les premières éditions.»

Et le directeur de Chassot Concept se veut optimiste quant à la présence des visiteurs, malgré les contraintes liées à la pandémie. «On est dans une région où les gens sont beaucoup vaccinés, de plus, je suis convaincu qu’ils vont suivre leurs vignerons. Car c’est pour eux qu’il faut venir! À l’approche des fêtes de fin d’année, c’est plus que jamais le moment de se tourner vers le local, vers l’artisanal afin de les soutenir et d’acheter du bon vin. On espère environs 15’000 visiteurs, contre 20’000 habituellement.»

Une exception qui devrait le rester

Quand avril rime avec nouveaux millésimes et sortie des cuves, novembre lui est plutôt synonyme de fin de vendanges et donc d’une période chargée pour les artisans du vin. «C’est d’autant plus important de rendre hommage à leur travail, martèle Richard Chassot. Nous voulions que cet événement existe afin de créer des retrouvailles.» Pour autant, cette édition de novembre devrait rester une exception. «Avec la pandémie, j’ai appris à ne plus dire « jamais », sourit Richard Chassot. Mais notre souhait c’est de revenir à l’édition classique au mois d’avril, celle qui présente les nouveaux millésimes. C’est pour ça qu’a été créé Divinum à la base.» Une édition classique qui est d’ailleurs déjà agendée, du 6 au 11 avril 2022, toujours au Parc des Sports.

Abonnez-vous au Journal de Morges

Abonnez-vous !

Afin d'avoir accès à l'actualité de votre région au quotidien, souscrivez un abonnement au Journal de Morges. S'abonner, c'est soutenir une presse de qualité et indépendante.