Pas si sorcier de se parquer à Morges

Pas si sorcier de se parquer à Morges

Le comité d'initiative n'a pas réussi à réunir les signatures requises dans le temps imparti. Photo: Journal de Morges

La ville a la réputation de faire vivre un enfer aux automobilistes à la recherche d’une place de parc. Nous avons fait le tour des parkings un samedi matin ensoleillé pour le vérifier.

Il ne se passe pas une semaine sans que quelqu’un ne se plaigne du nombre de places de parc à Morges. Pas étonnant dès lors que lorsqu’une initiative est lancée pour rendre les quais piétons et par conséquent supprimer plus de 150 espaces de stationnement, une partie de la population monte au créneau. «Où va-t-on mettre les voitures?», s’interrogent de manière légitime des habitants de la région.

Au Journal de Morges, notre rôle n’est pas de nous prononcer pour ou contre cette initiative, mais de donner la parole à tous et de s’appuyer sur des faits. Pour remplir cette dernière mission, quoi de mieux que d’aller vérifier nous-mêmes sur le terrain les places effectivement disponibles dans les principaux parkings du centre-ville un jour d’affluence. On choisit donc de prendre notre véhicule et d’aller faire un tour au cœur de la commune le samedi 29 mai, jour de marché.

Nous sommes sur l’avenue des Pâquis et apparemment pas les seuls à avoir décidé de rallier la Coquette en voiture en cette fin de matinée

Il est 11h30, le soleil brille dans le ciel et il fait 18 degrés quand nous commençons notre petit périple. Nous sommes sur l’avenue des Pâquis et apparemment pas les seuls à avoir décidé de rallier la Coquette en voiture en cette fin de matinée. Premier arrêt, les Charpentiers. On fait irruption dans le parking souterrain histoire de relever les compteurs indiquant les espaces de stationnement disponibles. Résultat: 124 sur 574. On se dit que garer son auto à Morges est en fait une partie de plaisir, du moment qu’on est prêt à sortir quelques francs de son portemonnaie.

Quais bondés

La recherche du Graal se complique lorsqu’on longe les quais. Il n’est déjà pas facile d’avancer, tant le trafic est dense, et si quelques places se libèrent, d’autres conducteurs nous devancent et nous arrivons près du Temple bredouilles. Pareil à la place de l’Église où les 37 emplacements ont trouvé preneur. Quelques espaces de stationnement sont en revanche disponibles à la rue Louis-de-Savoie, au Parc des Sports ou à la place de la Navigation, même s’il faut bien avouer que c’est comme chercher des aiguilles dans des bottes de foin.

C’est finalement en s’éloignant un peu plus de la vieille ville que l’on renoue avec le succès. Devant la piscine, 25 places nous tendent les bras. Elles sont près de 40 à la Blancherie. Et encore plus nombreuses dans les parkings souterrains du Pont-Neuf et de la Gare qui peuvent respectivement accueillir 46 et 99 automobilistes supplémentaires. Il est alors 12h10 et le thermomètre indique 21 degrés. Bilan: sur les 1880 emplacements passés en revue, 344 se sont avérées vacantes.

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Chez le voisin nyonnais

Avec quelque 4200 places sur son territoire, Nyon dispose d’environ 1000 espaces de stationnement supplémentaires que Morges. Si l’on rapporte cette statistique au nombre d’habitants, c’est toutefois La Coquette qui fait mieux avec 0,20 emplacement par citoyen, contre 0,19. À l’échelle des districts, la situation s’inverse à nouveau puisque Nyon obtient un score de 0,040 place par habitant. Morges n’est pas loin avec un chiffre de 0,038. Concernant les tarifs, c’est l’espace public du voisin qui offre les prix les plus avantageux. Il faut débourser 1 franc par heure pour s’y garer. «Chez nous», ce montant est 50 centimes plus élevé.

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