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Le risque zéro qui n’existe pas fait son retour

Le risque zéro qui n’existe pas fait son retour

L'éditorial hebdomadaire de Cédric Jotterand

Notre rédacteur en chef Cédric Jotterand revient cette semaine sur deux décisions – qu’il est impossible de contester – pour limiter des risques en matière de sécurité sanitaire et de prévention après la fuite de chlore à la piscine d’Etoy. Il craint une paralysie du système dans une société où chaque erreur est traquée.

Il y a des formules, comme ça, qui s’en vont et viennent au gré des événements. C’est le cas «du risque zéro qui n’existe pas», prononcé à toutes les sauces, et qui semble faire son retour depuis le drame de Crans-Montana notamment.

Il est évidemment impossible d’appeler à faire n’importe quoi, mais il ne faudrait pas non plus qu’une catastrophe, aussi terrible soit-elle, fasse perdre à chacun de nous l’envie d’entreprendre.

Ainsi la piscine d’Etoy, fort logiquement fermée après une fuite de chlore, mais dont on sent que les analyses vont prendre un sacré temps alors qu’un tel système devrait pouvoir être remis en place par les professionnels en charge du fonctionnement des appareils.

La paralysie menace la société dès l’instant où on refuse de la faire avancer.

C’est un peu pareil pour les vaches qui seront privées de leurs pâturages en France voisine l’été prochain après la découverte d’une maladie, une interdiction prise contre l’avis des agriculteurs, mais sans doute inéluctable.

Imaginez le torrent de critiques si un cas était importé en Suisse après l’aval de l’Office fédéral en question. Impensable!

Contester des mesures qui visent à protéger la population est un art délicat, mais ceux qui sont les garants de la norme doivent aussi trouver le bon équilibre pour ne pas s’y réfugier et décider de ne rien décider éternellement.

Car la paralysie menace la société dès l’instant où on refuse de la faire avancer.

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