Le monde à ma porte – 13 novembre 2020

Le monde à ma porte – 13 novembre 2020

Je n’entends plus guère, depuis pas mal de semaines, d’applaudissements vespéraux à l’égard des soignants des hôpitaux, en charge des malades du coronavirus. Plus personne aux balcons. Serait-ce la fraîcheur de l’automne qui donne moins envie de s’installer en groupe pour montrer ses talents de musicien, de chanteur, de grande âme toute pleine de compassion? Ou serait-ce simplement l’habitude, l’installation lassante du virus qui aurait éteint les plus solides supporters des infirmières, infirmiers et médecins au boulot jour après jour pour faire que tout n’aille pas trop mal, pas plus mal.


On ne sait pas, mais cela nous apprend une fois encore que les mouvements de foule, s’ils partent parfois d’un bon sentiment, ne sont pas faits pour durer, sur le fond, et s’endorment presque toujours en attendant de se réveiller pour une nouvelle cause éphémère spectaculaire et si possible médiatique. Chacun fait ce qu’il veut, ce qui est sûr, et ces applaudissements du soir ont sans doute fait du bien aux soignants. Mais eux, ils continuent leur boulot dans les hôpitaux, les EMS, les soins à domicile, tous continuent à côtoyer au plus près la réalité et la douleur des humains, qu’il s’agisse d’âge ou de maladie, ou les deux quand ça tourne mal.
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