Après le drame la peur du vide
L'éditorial hebdomadaire de Cédric Jotterand
Notre rédacteur en chef Cédric Jotterand revient cette semaine sur le drame de Crans-Montana et cette identification immédiate pour qui a des enfants, même s’il n’est concerné en rien par cette funeste nuit.
Tout a été dit ou presque sur l’horrible drame de Crans-Montana. Alors qu’il en survient malheureusement de nombreux aux quatre coins du monde, celui-ci n’a pas fini de nous hanter.
Même si l’on n’est lié en aucune manière à des personnes touchées, ce qui est mon cas, chacun semble avoir le sentiment d’en faire partie, un peu au moins.
Si nous avons évidemment des pensées pour les victimes et ceux qui lutteront encore longtemps pour renaître, tout parent a forcément songé à ses enfants, au vide qu’une telle absence pourrait laisser au moment où l’on s’y attend le moins.
Cette catastrophe a touché en plein cœur, rappelant l’incroyable fragilité de l’existence.
À l’heure pile où l’on prononce littéralement les mots «bonne année», le plus souvent via un téléphone quand les jeunes entrent en fête quand nous visons le lit.
Cette catastrophe a touché en plein cœur, rappelant l’incroyable fragilité de l’existence.
Ces jeunes n’ont commis aucune bêtise, aucune imprudence, leur seul tort étant d’avoir voulu profiter de la vie comme nous espérons justement qu’ils connaissent ces moments heureux entourés d’amis et de créer des souvenirs que l’on se raconte des années plus tard.
Il ne reste ce matin que les yeux pour pleurer, c’est vrai, mais ce drame nous offre aussi, sait-on jamais, l’opportunité d’être un peu meilleurs, un peu plus attentifs aux autres.
En commençant par souhaiter tout le courage possible aux étoiles de cette sombre nuit du 31 au Constellation.
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