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Les pétards ont cessé à Bussigny

Les pétards ont cessé à Bussigny

Le Conseil communal s'est réuni sous la présidence de Roberto Di Capua. Photo: Chaumont

Des tirs de pétards aux frictions liés à la mobilité, voici les nouvelles fraiches du dernier Conseil communal de Bussigny.

Suite aux explosions de pétards qui ont à plusieurs reprises perturbé les nuits bussignolaises, le Conseiller communal Michael Meyer a questionné la Municipalité pour savoir si des mesures ont été prises et des fauteurs de trouble identifiés.

Comme l’a rappelé la Municipale Paola Käslin, la police a reçu cinq appels en mars concernant ces incivilités, puis c’est en avril que le phénomène a pris de l’ampleur. Si des rondes de nuit ont été effectuées, notamment avec des patrouilles en civil, aucun trublion n’a pu être appréhendé. «Il est difficile d’intervenir car il faut prendre les gens en flagrant délit, a souligné Paola Käslin, en charge de la sécurité publique. La police a parfois interpellé des jeunes, mais s’ils n’ont pas de pétard sur eux, on ne peut rien faire.»

La situation s’emble s’être calmée, puisqu’il n’y aurait eu «qu’un seul appel à la police dans la semaine du 13 au 20 avril, puis plus rien», a détaillé la Municipale. Son collègue Roberto Freda a également mentionné qu’au-delà du dispositif policier, « un travail de prévention est en place auprès des jeunes scolarisés.»

Les eaux au programme

Hormis les pétards, un gros préavis était à l’ordre du jour. Et c’est à l’unanimité que le Conseil a décidé de rejoindre la nouvelle Association intercommunale de Gestion des Eaux urbaines du bassin versant de la STEP de Vidy (AGEV), et par conséquent d’en accepter les statuts. L’objectif de cette association de communes est d’optimiser la gestion des eaux urbaines.

En effet, le réseau d’évacuation des eaux pris en charge par la STEP de Vidy est aujourd’hui sous la coupe d’une «organisation éclatée» ainsi que d’une «fragmentation du financement» , selon l’analyse du préavis. Le même texte stipule que les statuts de cette nouvelle association viendront remplacer «toutes les ententes, conventions et autres accords antérieurs entre communes.»

À l’issue du vote, la Municipale Catherine Calantzis Robert a donc pu déclarer, non sans entrain, que Bussigny est la 13e commune à accepter d’entrer dans cette association, N’en reste plus que trois, parmi les 16 communes membres de la CISTEP.

Le conseil en bref

Nouveau règlement pour le cimetière

Après être passé une première fois entre les mains du Conseil, il y a un mois, le préavis relatif à l’introduction du nouveau «Règlement sur les sépultures et le cimetière» a été accepté. La Municipalité y avait principalement apporté un certain nombre d’amendements de forme, suite à plusieurs formulations pouvant prêter à confusion.

Le nouveau règlement remplace ainsi celui de 1978, et les tarifs ceux de 1984. Comme le précise le préavis, « les modifications concernent principalement les personnes non-résidentes à Bussigny qui souhaitent reposer dans le cimetière communal.»

L’ARASOL est sous l’eau

Le 5 mars dernier, le syndicat SUD avait dénoncé, dans un communiqué, des problèmes de management au sein de l’ARASOL (Association régionale pour l’action sociale dans l’ouest lausannois). Les Conseillères communales Laetitia Scherz et Esther Jörg avaient donc interpellé la Municipalité six jours plus tard afin de connaître les conséquences sur la population bussignolaises et les possibles mesures mises en places.

Dans sa réponse datée du 15 avril, l’Exécutif a expliqué que «l’ARASOL a connu une augmentation exceptionnelle de 29 % des dossiers RI entre janvier et décembre 2025, ce qui a conduit à renforcer significativement les ressources humaines.» C’est ainsi que l’effectif est passé «de 96 à 102 collaboratrices et collaborateurs entre l’automne 2025 et avril 2026». Ces mesures devraient rétablir un délai de traitement normal des demandes, c’est à dire «environ 48 heures», toujours selon la réponse de la Municipalité.

Les vélos trop à l’étroit

Voilà une année que la Conseillère communale Esther Jörg et consorts avaient déposé leur postulat, «Où sont les places pour vélos ?», déplorant le manque de place pour les vélos dans Bussigny. C’est dans une réponse du 16 mars dernier que la Municipalité a dressé un état des lieux des places de stationnement pour deux roues et décidé d’agir «aux lieux présentant une carence», ainsi que d’y installer les équipements nécessaires.

Si cette réponse a satisfait Esther Jörg, le Conseiller communal Alexandre Mayor s’est empressé de prendre le micro, priant la Municipalité «de ne pas péjorer la situation des automobilistes», estimant que celle-ci «doit garantir la liberté de mouvement pour tous les usagers de la route.»

C’est dans ce contexte qu’Alexandre Mayor a demandé où seront installé les vélos en libre service, qui arriveront à Bussigny en 2026. Le Municipal Eric Zingre a ainsi expliqué que le nouveau système de vélos sera différent des anciens Publibike, qui devaient être rendus à des stations dédiées. Avec ce nouveau dispositif implanté entre Morges et Lausanne (par l’entreprise américaine Lime), « ces vélos pourront être déposés en tout endroit». Et puisque l’arrivé de Lime engendrera « des vélos en plus en circulation, il faudra donc des places pour les accueillir», a conclu celui en charge de la Mobilité et du Développement durable.

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