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Coup de cœur 2022: Le courage de ces femmes

Coup de cœur 2022: Le courage de ces femmes

Marine Gasser, Maria Panto et Maryline Jaccard vont mieux aujourd’hui, mais ont été changées pas les épreuves qu’elles ont vécues. Photo: Grieu

En cette fin d’année, les journalistes de la rédaction reviennent sur les articles qui les ont particulièrement marqué en 2022.

Le deuil périnatal est un sujet tabou qui touche plus de personnes qu’on ne le pense. Alors quand trois femmes ouvrent leur cœur sur le drame qu’elles ont vécu, difficile de rester insensible.

Comment ne pas lâcher une larme quand on entend les témoignages de ces femmes qui ont eu le malheur de perdre un tout petit être? En juin, Marine Gasser, Maria Panto et Maryline Jaccard se livraient à visage découvert dans nos pages, toutes trois ayant dû affronter un deuil périnatal. Le sujet est tabou, fait peur, est peu discuté dans notre société. Pourtant, la fausse couche, la mort fœtale in utero, l’interruption médicale de grossesse ou le décès pendant ou peu après la naissance sont des drames qui ont encore trop souvent lieu.

C’est du passé, mais cela reste ancré. Impossible d’oublier. D’autant que la cicatrice de la césarienne est là pour me le rappeler au quotidien

Maryline Jaccard

L’expérience est à chaque fois douloureuse et il faut apprendre à vivre avec. Comme le fait Maryline Jaccard, habitante d’Echandens, depuis le 17 juillet 2009, date à laquelle son petit Arthur décède dans ses bras après une dizaine de jours sur cette terre. Né prématuré, il succombe d’une insuffisance respiratoire. «C’est du passé, mais cela reste ancré. Impossible d’oublier. D’autant que la cicatrice de la césarienne est là pour me le rappeler au quotidien», confiait celle qui demeurera à jamais sa maman.

Maria Panto a quant à elle vécu deux fausses couches très compliquées, tandis que Marine Gasser a appris après plus de six mois de grossesse que son enfant, atteint du cytomégalovirus, ne vivrait pas. Pas question ici de raconter une nouvelle fois leur histoire dans le détail, mais plutôt de saluer le courage de ces trois femmes qui se remettent tant bien que mal d’une terrible épreuve et osent la partager dans notre journal. De quoi aider à ne pas banaliser ces grossesses difficiles et briser le silence sur ces drames qui touchent plus de monde qu’on ne le pense.

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