(Tristes) scènes de la vie quotidienne – journaldemorges (Tristes) scènes de la vie quotidienne
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(Tristes) scènes de la vie quotidienne

(Tristes) scènes de la vie quotidienne

Ces lignes sont écrites le mercredi 9 novembre. Il y a des jours où ça va bien, d’autres où cela va très bien et enfin d’autres où cela ne va pas. Vous connaissez cela?

Il suffit d’ouvrir les yeux pour trouver un sujet, disais-je à l’époque aux jeunes journalistes qui stressaient avant le briefing. Aujourd’hui j’ai ouvert les yeux sur une journée triste.
Une accumulation de petits détails qui, une fois réunis, vous donnent soit envie de boire, soit de dormir ou enfin peut-être d’aller hurler contre un arbre au milieu d’une forêt aussi détrempée que boueuse et qui laissera vos godasses au mieux dégueulasses et au pire foutues.

Il pleut tellement et il fait sombre, tellement sombre que les cyclobobos qui dépassent désormais les files de voiturobobos de tous les côtés à la fois, sont devenus aussi invisibles qu’imprévisibles. L’accident les guette et ce sont de réels inconscients. Je le regrette et cela me rend triste de penser qu’un jour, Anastasia et Capucin, rangés dans la boîte devant le vélo, finiront au mieux sous une voiture ou au pire sous un bus. Parce que cela finira par arriver.

Ma façade nord, en réfection, a coulé durant la nuit. Elle a déjà coulé après une autre pluie diluvienne et j’ai l’esprit contrarié : les types qui refont les façades en novembre, ils savent qu’une rubrique météo existe et qui si moi je la consulte, eux le devraient aussi. Non. Ils ravalent la façade ; leur travail est ruiné ; moi aussi bientôt. Ils recommencent. Il re-pleut et la façade re-coule. C’est d’une tristesse.

Voici un grand magasin d’électronique dont je tais le nom par charité. Un c… de vendeur (désolé, mais il est vraiment c…) explique au même client depuis 12 minutes les bienfaits de la dernière Apple watch. Moi, j’attends comme un c… aussi, en les regardant comme un cocker qui a besoin de faire pipi et implore son maître de le sortir. Mais le c.. de vendeur reste c.. et il devrait changer de métier parce que discuter comme cela alors que personne d’autre n’est visible à 15 mètres à la ronde, c’est une faute professionnelle grave. Alors moi je m’énerve et agresse de manière totalement froide et déshumanisée un autre vendeur apparu au loin. Il a eu tellement peur que cinq minutes après je repartais avec mon achat. Mais quelle misère de devoir en passer par là.

Voilà. Sinon tout va bien. On attend le variant XV2cb du Covid ; on n’aura pas de neige cet hiver (c’est joli la neige) et on guette la panne d’électricité. Ou l’atomisation générale du monde. Bonne journée!

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