L’État de grâce vire au maigre et à l’aigre
L'éditorial hebdomadaire de Cédric Jotterand
Notre rédacteur en chef Cédric Jotterand revient cette semaine sur les manifestations de la fonction publique vaudoise et l’incapacité pour les deux camps de trouver des compromis.
Ça se passe mal sous les fenêtres du Conseil d’État où tout le monde y va de sa revendication alors qu’on découvre incrédules que des caisses peuvent être vides, que les années de vaches grasses sont derrière nous.
Sans juger du bien-fondé de la protestation, le retour du boomerang est viril pour les autorités. Car celles-ci – du canton aux communes – ne sont plus préparées à tenir la barre par mauvais temps.
Ainsi, les élus ont beaucoup dit oui lors de la décennie écoulée. L’environnement, les pistes cyclables, les subsides aux panneaux solaires, l’enfance, etc.
Nos élus ne sont plus préparés à tenir la barre par mauvais temps
Mais comment refuser quand les budgets toujours chiffrés de rouge finissent à chaque coup dans le noir à l’heure des comptes?
Du château cantonal aux petits villages, il convient de faire des choix et de couper ici et là, ce que les citoyens ne sont pas prêts à entendre.
Ceux-ci signent d’ailleurs des initiatives pour baisser les impôts, mais réclament aussi une hausse des prestations. Un équation impossible à résoudre pour ceux qui gouvernent.
C’est précisément dans ces moments-là que des voix fortes doivent sortir du bois pour taper du poing sur la table et trouver des compromis acceptables.
Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui où le désordre des élus laisse presque toute la place au brouhaha des manifestants à la colère qui prend de l’ampleur.
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