Le point de vue de la rédaction: Bonnes résolutions: À tenir ou à oublier? – journaldemorges Le point de vue de la rédaction: Bonnes résolutions: À tenir ou à oublier?
Signaler une erreur
Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

Le point de vue de la rédaction: Bonnes résolutions: À tenir ou à oublier?

Le point de vue de la rédaction: Bonnes résolutions:  À tenir ou  à oublier?

C’est une question récurrente à chaque fin décembre: alors, quelles seront tes résolutions pour l’année prochaine? Tradition utile ou concept superflu? La rédaction donne son avis sur le sujet.

«Même plus le courage d'essayer»

J’ai beau avoir essayé plusieurs fois, ça se solde toujours par un échec. Sans doute à cause d’un manque flagrant de motivation de vouloir faire comme tout le monde. Pourquoi devrait-on changer dès le 1er janvier? C’est pratique pour les primes d’assurance, mais pour le reste… Personnellement si je veux vraiment changer quelque chose dans mes habitudes, je le fais. Enfin… quand j’y arrive. Car je procrastine autant en janvier qu’en octobre donc au final, mes résolutions – quelles qu’elles soient – mettent souvent plusieurs semaines avant de se concrétiser. Mais je suis contre cette idée de « nouveau départ » à chaque 01.01. Ce principe date de l’Antiquité, plus précisément des Babyloniens qui faisaient toutes sortes de promesses aux dieux – comme rendre les outils agricoles empruntés au voisin – en échange de leur protection. Les Romains ont perpétué la tradition en faisant des offrandes à Janus, dieu des commencements et des passages. Un rite qui avait très certainement un sens à l’époque. Mais aujourd’hui, je pense qu’on peut passer à autre chose.

«Mieux vaut tard que jamais»

C’est la question que je redoute chaque année et sur laquelle il est impossible de faire l’impasse. Celle qui débarque à l’heure où le bouchon de champagne vient de sauter et où le douzième coup de minuit a à peine eu le temps de retentir: « Alors, c’est quoi tes bonnes résolutions? » Comme à chaque Nouvel An, je vais prendre un air un peu gêné et balancer quelques banalités que j’aurai oubliées deux jours plus tard. Car de toutes les promesses que j’ai faites ces dix dernières années, je n’en garde qu’une seule en mémoire: c’était en 2014 et j’avais juré que j’irais chez le dentiste. Un détail, vous vous dites. Mais le temps a passé. Huit ans durant lesquels je n’ai pas posé le moindre pied dans un cabinet dentaire. Si, forcément, j’osais de moins en moins admettre que cette idée faisait toujours partie de mes résolutions, je l’ai conservée dans un coin de ma tête. Il y a deux mois, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai appelé le secrétariat d’une clinique lausannoise. Bilan, mes dents vont parfaitement bien et me voici désormais fine prête pour reprendre une résolution que je mettrai probablement une petite décennie à réaliser.

«Un nouveau départ? Pourquoi pas»

À choisir entre l’utile et le superflu, mon cœur bascule pour le premier. Une personne qui prendrait la décision d’arrêter de fumer à partir du 1er janvier 2023 et qui accomplirait son objectif rendrait un joli service à sa santé; il n’y aurait rien de superflu à cela. Bien sûr que de nombreuses personnes sont promptes aux belles promesses après quelques verres de champagne – les beaux parleurs de nature n’en ont d’ailleurs même pas besoin –, mais à quoi bon les blâmer? Si des gens ont envie d’un nouveau départ, pourquoi s’en moquer? S’ils ne tiennent pas leur promesse d’arrêter de fumer, de faire plus de sport ou de passer moins de temps sur leur smartphone, il ne sert à rien de leur jeter la pierre; ils auront au moins eu le mérite d’essayer. Je suis assez persuadé que bon nombre d’habitants de notre planète ont réussi les objectifs fixés pour le début de l’année suivante. Peut-être même qu’ils les ont oubliés tant de nombreuses années sont passées depuis. Personnellement, je ne me suis pas vraiment penché sur la question. J’aimerais me remettre plus intensément au sport, faire de la sophrologie et boire moins de café. À voir… peut-être y arriverais-je sans la pression superflue d’une résolution.

«Une remise en question annuelle»

Je ne peux prétendre avoir pris de bonnes résolutions à chaque passage à la nouvelle année. Encore moins les avoir suivies. Je trouve cependant que c’est l’occasion de faire le point sur sa vie, sur ce qu’on aimerait changer ou améliorer chez soi. C’est en écrivant ces lignes que je me suis posé la question des engagements à prendre pour 2023. Il y aurait bien sûr les classiques perdre du poids – on ne dirait peut-être pas sur la photo, mais depuis qu’elle a été prise j’ai, de mon point de vue, quelques kilos en trop –, passer moins de temps devant les écrans ou me coucher plus tôt le soir. Mon épouse aimerait probablement que je participe encore un peu plus aux tâches ménagères, mais j’ai préféré choisir une résolution qui va dans la continuité de cette édition de Noël axée sur le partage et la générosité. Dès lors, une fois par mois, je ferai un petit cadeau à un proche, sans raison particulière, juste pour le plaisir de faire plaisir, d’offrir, de donner un sourire. On se retrouve dans un an pour faire le bilan!

Abonnez-vous au Journal de Morges

Abonnez-vous !

Afin d'avoir accès à l'actualité de votre région au quotidien, souscrivez un abonnement au Journal de Morges. S'abonner, c'est soutenir une presse de qualité et indépendante.