La paresse de la pensée

La paresse de la pensée

L’oreiller de paresse. Alors qu’il pensait avoir trouvé une jolie formule, Guy Parmelin s’est pris les pieds dans le tapis en voulant rappeler que l’aide publique n’était pas une béquille éternelle et qu’il faudra bien, tôt ou tard, se remettre au boulot sur ses deux jambes.

Sur le fond, on peut avoir l’honnêteté de reconnaître que le conseiller fédéral n’a pas tort et qu’il a pris «un peu cher» pour ces mots, certes malheureux. Et si les politiques évoquent sans cesse leurs visites «sur le terrain», on se demande tout de même s’ils voient la même chose que nous depuis leur limousine (tiens, un vilain cliché…).

À ce titre, la sortie du «chef» est salutaire, car elle impose de s’interroger sur ce que font vraiment les «petits patrons». Des menus à l’emporter, des sites web pour se soutenir les uns les autres, du vin livré sans frais à domicile, le télétravail installé dans l’heure, des cours de fitness via smartphone, des kits de teinture pour les cheveux, des soins pour les chevaux!
Bref, tout y passe avec un dynamisme qui n’a vraiment pas l’allure d’une sieste sur l’oreiller, sauf si on voit les choses avec des lunettes roses (aïe, encore un cliché gratuit)!

Il y a sans doute un ou deux fainéants dans le tas, comme dans la vie normale en somme, mais sur toutes ces initiatives et ces entrepreneurs valeureux, il nous était impossible… de fermer les yeux.

Cédric Jotterand

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