Des manifestations « colosses » au pied d’argile

Des manifestations « colosses » au pied d’argile

Livres sur les quais 2014, espace dédicaces, © Damian Malloth

Cette semaine, notre rédacteur en chef Cédric Jotterand revient sur le soutien accordé cette semaine au Livre sur les Quais et plus généralement sur la fragilité de manifestations qui sont pourtant plébiscitées par le public et les visiteurs.

La signature d’une convention entre le canton, la ville et le Livre sur les quais peut paraître anecdotique, un peu loin des attentes du public.

C’est au contraire un acte très fort, car il nous rappelle que la manifestation au succès aussi immédiat qu’incontestable a quand même failli passer à l’as il y a à peine deux ans.

Plus récemment, la Fête de la Tulipe a lancé un SOS en direction de la commune, estimant – comme d’autres – que les limites du bénévolat et de l’enthousiasme avaient été atteintes.

Ce n’est pas parce qu’une manifestation cartonne qu’elle est solide

Dans le même registre, le sort de Divinum reste flou et l’on peut se demander ce qu’il adviendra du marché de Noël le jour où celles et ceux qui l’ont ressuscité n’y trouveront plus leur plaisir.

Il faut donc tirer un immense coup de chapeau à tous les organisateurs, dont c’est le métier ou la passion, mais également s’inquiéter de leur fragilité aussi grande que l’amour qu’on leur porte.

Ce n’est en effet pas parce qu’une manifestation cartonne qu’elle est solide et un soutien communal ne peut pas se limiter à la remise d’un chèque.

Il impose une attention non pas pour se mêler du contenu, mais pour éviter d’ouvrir les yeux trop tard quand les soucis frappent à la porte.

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