Croisière rafraîchissante en Haute-Savoie

Croisière rafraîchissante en Haute-Savoie

Durant la période des beaux jours, la CGN effectue quotidiennement des croisières reliant Morges à Yvoire et propose un billet combiné avec une entrée au Jardin des Cinq Sens.

On voit arriver le Vevey de loin. Construit en 1907, le navire à aubes fait partie de la flotte de bateaux-salons Belle Époque. Avec ses deux ponts, son salon 1re classe, sa buvette 2e classe et son mobilier Art Nouveau, on se surprend à imaginer les réceptions qui devaient s’y dérouler à l’époque, queues-de-pie, coiffes sophistiquées et ombrelles de rigueur. Aujourd’hui, c’est à Yvoire que nous nous rendons, où nous prévoyons de visiter le Jardin des Cinq Sens. Heureusement pour nous, la météo est au beau fixe. Le Vevey marque l’arrêt une première fois à Saint-Prex, puis à Rolle avec son château médiéval et son île de la Harpe.

Carlos Rivera est aux commandes du bateau ce jour-là et nous autorise à grimper dans la cabine de pilotage. Au service de la CGN depuis 30 ans, il confirme qu’on ne s’ennuie jamais sur le Léman. L’itinéraire du jour, qui relie Lausanne à Genève mais dont nous n’effectuons qu’un tronçon, figure parmi ses favoris. «Les changements de décor et d’environnement me plaisent, raconte le capitaine. On remarque des différences entre la Suisse et la France et c’est également l’occasion de voir le lac entièrement.»
Au fil de nos déambulations sur le pont, nous faisons la rencontre de quatre sympathiques Rollois, parés pour l’expédition et qui entament l’apéro. Pour les deux couples, c’est une tradition de se retrouver sur l’un des bateaux Belle Époque et «d’y manger une croque». «On fait une croisière AVS», plaisante Jocelyne. Et à Eric de rétorquer: «Parlez pour vous, moi je suis en plein dans la vie active!».

Les maisons d’Yvoire et leurs balcons fleuris se rapprochant, il est temps pour nous de débarquer. Les Rollois, eux, ont choisi de poursuivre leur croisière jusqu’à Genève. La chaleur au village est étouffante, mais celui-ci regorge de petits cafés et de glaciers ombragés. Il est idéal de s’y rendre en semaine, lorsque les jolies rues ne sont pas encombrées par des hordes de visiteurs. Lieu touristique par excellence, de multiples boutiques s’étalent devant les yeux des badauds. Il suffit cependant de s’éloigner de quelques mètres pour dénicher un coin plus calme et, pourquoi pas, piquer une tête dans le lac.

Sens à l’affût

Le clou de notre visite à Yvoire, c’est le Jardin des Cinq Sens. Très bien indiqué par des panneaux, il n’est situé qu’à cinq minutes à pied du débarcadère. Nous sommes de toute manière guidés par les odeurs organiques qui émanent de la boutique du Jardin.

Le site s’appréhende comme un labyrinthe et, malgré la carte distribuée à l’entrée, nous nous perdons dans les méandres des plantes. Mais cela fait aussi partie du charme du lieu: s’égarer, s’asseoir sur un banc, profiter de l’ombre d’une tonnelle en fer forgé ou d’un buisson grimpant, tandis que des enfants s’affairent à répondre à un questionnaire distribué à l’accueil. Il règne dans le jardin un petit côté sauvage. Mais il ne faut s’y fier: tout est soigneusement organisé et chaque plante possède son cartel. Nous avons été prévenus: il ne faut pas hésiter à toucher les plantes et à les sentir. Après tout, nous sommes au Jardin des cinq sens. Mais attention, ceci ne vaut pas pour l’espace des plantes médicinales; celles-ci peuvent être extrêmement toxiques.
De retour dans les rues d’Yvoire, nous y flânons pendant quelque temps. Il est ensuite temps pour nous de rejoindre le port et de reprendre le large. Le Vevey, lui, nous attend déjà.

C'est parti!

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