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10 ans d’indépendance: Un raz-de-marée nommé Covid

10 ans d’indépendance: Un raz-de-marée nommé Covid

La période Covid n'a pas été une période de repos du côté du JDM. Photo: Cornut

Annoncé le 14 octobre, le rachat du Journal de Morges par Cédric Jotterand pour devenir indépedant est historique pour le titre.

«J’ai l’intime conviction que le Journal de Morges a plus que jamais sa place dans nos foyers», c’est l’une des phrases de l’édito de Cédric Jotterand, dans l’édition du 14 octobre. Il annonce alors racheter le titre local à Tamedia qui cherchait à le remettre depuis plusieurs années.

Un titre «de retour à la maison» comme le clamaient les manchettes de l’époque. Pour marquer le coup, la rédaction avait préparé, en fin d’année, une édition spéciale dans laquelle de nombreux lecteurs, personnalités connues ou moins dans le district clamaient leur attachement au Journal de Morges. Vignerons, jeunesses, footballeurs, politiques, commerçants et simples lecteurs – de parfois toujours – souhaitaient leurs meilleurs voeux pour ce nouveau chapitre de la presse locale.

Un chapitre qui s’est bien étoffé et fête aujourd’hui son dixième anniversaire, toujours grâce à vous, fidèles lecteurs. Merci!

Comme beaucoup de PME, la pandémie du Covid-19 a fait peser des craintes sur le JDM, qui a décidé de poursuivre sa mission coûte que coûte.

«Dès la fin de la conférence de presse du Canton, on se réunit et on prend quelques décisions, dont certaines contrediront peut-être ce message, ce qui risque d’être notre quotidien.» Nous sommes le 13 mars 2020, 15 h, et c’est le branlebas de combat dans les bureaux de la rue Saint-Louis 2. Que fait-on? Comment remplir le journal si tout ferme? Comment ne pas tomber dans des sujets 100 % centrés sur le Coronavirus et inquiéter les lecteurs? Jusqu’à quand cela va-t-il durer? Les gens accepteront-ils de nous recevoir?

Il ne faut pas longtemps pour nous décider de manière unanime: on ne s’arrête pas. Il faut raconter ce qui se passe ou plutôt, ne se passe plus, il faut, plus que jamais apporter l’information à nos abonnés qui seront pour beaucoup coincés chez eux. Comment l’illustrer?

Par cette très belle Une, née dans l’esprit de mon collègue de l’époque Benoît Cornut. On casse le design habituel de la Une, on supprime les deux sujets du bas pour montrer, en grand, que nous allons rester présents, sans trop savoir encore de quelle manière et quel contenu nous serons en mesure de proposer.

Puis, on réalise très vite que le travail ne va pas manquer. Hôpitaux, UAPE, EMS, la prison, les restaurateurs, les théâtres… tous subissent la situation, et ont des choses à dire.

Positivisme maxi

Le défi? Ne pas sombrer dans le négatif, c’est notre ligne éditoriale depuis… toujours! Alors on montre les jolies initiatives, les jeunesses et les associations qui se mobilisent pour faire les courses et les apporter aux personnes vulnérables, on crée un quiz hebdomadaire qui puisse être un jeu, un divertissement et l’occasion de gagner des bouteilles de vin, un concours mis sur pied avec tous les vignerons des Vins de Morges.

Une période de deux gros mois extrêmement intense, mais qui nous a permis de nous surpasser et d’établir un lien – visiblement apprécié au vu du nombre de nouveaux abonnés! – concret avec nos lecteurs.

Un défi d’autant plus ardu que deux des quatre journalistes alors en poste étaient régulièrement appelés par la Protection civile, que nous ne pouvions pas nous réunir et qu’il fallait aussi – hasard du calendrier – mettre au point notre nouveau site Internet.

Un peu plus de six ans plus tard, force est de constater que cette période de grosses incertitudes a permis de créer, ou plutôt rappeler quelques certitudes: celle que la place de la presse est au plus près du terrain. Et ce, quoi qu’il arrive!

élections en apothéose

Mars 2021. Les cas sont en augmentation. Il est encore interdit de se réunir à plus que cinq à l’intérieur, quinze en extérieur et les élections communales, événement majeur pour le district – et donc le JDM – doivent se tenir à ce moment-là. Comment va-t-on faire pour avoir les photos de candidats, les images d’ambiance de l’annonce des résultats qui se font traditionnellement au bistrot, bondé, du village? En anticipant, d’une part, et en faisant simplement notre travail. Il y en avait des choses à dire sur l’installation des bureaux de vote à la sauce plexiglas et désinfectant. Et puis, on peut toujours compter sur les habitants du coin pour organiser un apéro, même en respectant les distances! Finalement, l’opération fut une réussite.

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