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10 ans d’indépendance: District connecté avec le monde

10 ans d’indépendance: District connecté avec le monde

Mariia Ravet fait partie des nombreuses personnes à s’être mobilisées dans le district pour aider les réfugier. Photo: Bovy

Annoncé le 14 octobre, le rachat du Journal de Morges par Cédric Jotterand pour devenir indépedant est historique pour le titre.

«J’ai l’intime conviction que le Journal de Morges a plus que jamais sa place dans nos foyers», c’est l’une des phrases de l’édito de Cédric Jotterand, dans l’édition du 14 octobre. Il annonce alors racheter le titre local à Tamedia qui cherchait à le remettre depuis plusieurs années.

Un titre «de retour à la maison» comme le clamaient les manchettes de l’époque. Pour marquer le coup, la rédaction avait préparé, en fin d’année, une édition spéciale dans laquelle de nombreux lecteurs, personnalités connues ou moins dans le district clamaient leur attachement au Journal de Morges. Vignerons, jeunesses, footballeurs, politiques, commerçants et simples lecteurs – de parfois toujours – souhaitaient leurs meilleurs voeux pour ce nouveau chapitre de la presse locale.

Un chapitre qui s’est bien étoffé et fête aujourd’hui son dixième anniversaire, toujours grâce à vous, fidèles lecteurs. Merci!

Février 2022, la Russie débute son invasion de l’Ukraine et la Suisse devient pays d’accueil pour des milliers de réfugiés, y compris le district de Morges.

On explique souvent à nos interlocuteurs que notre territoire, c’est le district de Morges et rien d’autre. Un attentat se passerait à Lausanne ou même à Rolle… nous n’en parlerions pas, sauf… si nous pouvons relier l’événement au district de quelque manière que ce soit.

Ainsi les drames du monde, notamment les guerres, ne font pas partie de notre ligne éditoriale. Sauf… si l’on trouve un lien avec le district. C’est ce qui est arrivé ce fameux mois de février 2022. Après que Poutine a annoncé l’invasion de l’Ukraine, ils sont des milliers à avoir quitté leur pays pour fuir les combats et nombreux à avoir choisi la Suisse pour se réfugier – 71 000 y résident encore aujourd’hui selon le Secrétariat d’État aux migrations (SEM).

Solidarité

Beaucoup d’initiatives sont nées sur le territoire morgien pour venir en aide aux réfugiés ukrainiens. L’occasion pour notre rédaction de les rencontrer et de raconter leur parcours, leurs craintes, leurs rêves… Et, quelque part, de raconter un conflit qui a priori n’a rien à voir avec notre région, mais qui, par la force des choses, l’a impactée.

La preuve que ce n’est pas parce qu’on est «juste» le Journal de Morges qu’on ne peut pas évoquer les événements mondiaux. Car, personne n’est dupe, le district n’est pas une bulle coupée du reste de la planète. Mais, notre volonté n’est pas de faire des analyses géopolitiques ou des théories militaires, simplement de donner la parole aux personnes concernées. En l’occurrence, des Ukrainiens, mais aussi les bénévoles du coin qui se sont investis sans compter pour les aider.

Pour l’occasion, et c’est une première dans l’histoire du JDM, le titre de Une a été modifié, aux couleurs de l’Ukraine. Une forme de soutien, humaine et solidaire face à ces drames.

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