Syndic, une fonction qui vaut de l’or

Syndic, une fonction qui vaut de l’or

Visage de la commune, le syndic donne de son temps et de sa personne pour sa ville ou son village. Un investissement rémunéré. Combien? C’est ce que nous avons voulu savoir.

Nous sommes le mardi 11 septembre dans la salle du Léman à Apples. En cette dernière séance commune d’information sur le projet de fusion de Hautemorges, une remarque s’élève de l’assemblée: «Il est écrit que le futur syndic de la fusion toucherait 140 000 francs par an. C’est un chiffre élevé non?» 

À cette question pertinente, le président du comité de pilotage de la fusion, François Delay a répondu de manière pragmatique: «Ces chiffres donnent envie, c’est clair, ils sont élevés. Mais il faut préciser plusieurs choses. Tout d’abord c’est un poste à 50%, donc le futur syndic ne touchera que la moitié de cette somme. Ce mi-temps signifie également que, si la personne occupe un poste à 100%, elle devra réduire son taux de travail et donc prendre un risque financier. De plus, si l’on veut des gens qualifiés, une motivation est nécessaire. Un avocat qui serait intéressé par la fonction mais qui gagne 200 000 francs par année ne voudrait peut-être pas se présenter à la syndicature s’il y a trop à perdre. Il faut avoir les moyens d’attirer des gens de tous les horizons.»
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