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District

Le secret du succès des lotos régionaux

Sarah Rempe 19.02.2019 19:12
À Aubonne au début du mois, plus de 750 joueurs s’étaient donné rendez-vous à la grande salle du Chêne. Chantal Dervey

Alors que bon nombre de manifestations de ce type disparaissent dans le canton, le district arrive à tirer son épingle du jeu.

Il y a une trentaine d’années, les lotos foisonnaient. Chaque village, chaque société avait l’assurance de renflouer ses caisses en organisant une manifestation de ce type. Les jambons et les demi-meules garnissaient les podiums et faisaient le bonheur de milliers d’amateurs de quines et de cartons. Or depuis les années 2000, le rituel s’est démodé et les bénéfices ont fondu comme neige au soleil. La plupart des lotos ont carrément disparu. 

Cependant, le district semble tirer son épingle du jeu avec certains rendez-vous qui ne désemplissent pas. À Yens tout d’abord, où les deux manifestations annuelles attirent toujours du monde. «Lors de notre édition fin janvier, nous avons eu une moyenne de 550 personnes, avec des pics à plus de 600 durant la journée», explique Céline Tétaz-Renaud, secrétaire du comité d’organisation. Une fréquentation qui tend pourtant à la baisse ces dernières années. «On s’est rendu compte que nos lots étaient toujours les mêmes et que ça ne plaisait plus, poursuit-elle. On a revu entièrement notre politique à ce niveau et le public est revenu.» Exit donc les traditionnels saucissons, morceaux de jambon ou demi-meules de fromage. Place aux bons restaurants et à l’électroménager.

Payer pour attirer

L’attractivité des lots serait donc le secret d’une salle bien remplie? Le président du loto d’Aubonne, Jean-Daniel Gallay, en est persuadé. «Un loto qui fonctionne est celui qui paie, assure-t-il. Avant, la loi exigeait que la valeur des lots représente le 50% de la somme des billets vendus, puis c’est descendu à 30%, mais nous avons pris l’option de rester à 50%. Ce qui signifie que, lorsqu’on vend 700 abonnements à 100 francs, pour un total de 70 000 francs, on offrira pour 35 000 de lots.» Un concept qui est partagé par Etoy, qui marche fort lui aussi (800 personnes en moyenne pour chacun des deux lotos annuels). «Pour nous, il est essentiel de maintenir ce 50%, assure Hélène Laurent, présidente de l’association de sociétés locales du loto étierruz. On remarque que ceux qui sont descendus sous ce seuil ont vu leur fréquentation baisser.»

Ce qui permet à ces institutions d’offrir des voyages, des paniers garnis d’exceptions et même une voiture à Aubonne. «Ici, avec une quine, l’abonnement est remboursé», précisent les présidents aubonnois et étierruz. «Mais il faut surtout savoir se remettre en question pour rester à l’écoute de la clientèle, martèle Hélène Laurent. Les joueurs ne veulent plus juste gagner une saucisse aux choux.»

Le rôle des sociétés

Mais attirer du public ne suffit pas. Il faut aussi et surtout être capable d’assurer l’organisation de ces soirées intenses. «À Yens, chacune des neuf sociétés communales met la main à la pâte, précise Céline Tétaz-Renaud. Les rôles sont définis précisément et tout le monde sait ce qu’il a à faire. On arrive à un total de 150 travailleurs sur une journée de loto.»

À lire également: "Il faut avoir un peu de caractère"

Même son de cloche du côté d’Aubonne, où la tenue de ces manifestations ne serait pas envisageable sans le soutien des sociétés locales. «À mon sens, le système selon lequel chaque société organise son propre loto n’est pas le bon. Ici, depuis trente ans, nous avions la volonté de créer une seule entité. Tout le monde s’est réuni et les bénéfices sont redistribués au prorata des parts de chaque association.» Et autant dire que ce montant est bienvenu, voire vital pour certains. 

Mais une chose est sûre, si ces trois lotos continuent à attirer des joueurs, c’est aussi pour l’ambiance. «Ça crée du lien social et les gens prennent du plaisir», constate Jean-Daniel Gallay. «Et puis, on remarque que le public se rajeunit, complète Hélène Laurent. Ils remplissent des tables entières et, s’ils reviennent d’une fois à l’autre, c’est qu’ils passent un bon moment.» I

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