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Morges | Cornaz Claude
Il a mordu la vie à pleines dents
Hommage

Claude Cornaz n’a probablement pas eu souvent mal aux dents. Ou ailleurs. C’est la déduction à laquelle j’arrive en apprenant que, durant les 38 années qu’il a exercé son art à Morges, il n’a manqué que... deux jours.

Fils d’une famille dont les deux parents étaient enseignants, Claude Cornaz naît à Blonay le 23 janvier 1927. Il fréquente le Collège de Vevey, le Gymnase classique de Lausanne puis les Universités de Lausanne, Zurich et Düsseldorf. Fraîchement diplômé et tout aussi fraîchement marié à Marinette Henchoz rencontrée lors d’un bal de la société d’étudiants Helvetia, Claude Cornaz travaille dans une clinique dentaire scolaire à Zurich avant d’ouvrir son cabinet à Morges en 1955. Il se forge rapidement une solide réputation.

Sociable, souriant et pétri d’un humour plein de finesse et de malice, Claude Cornaz s’intègre à la vie locale plus rapidement qu’il n’en faut à une fraise pour venir à bout d’une carie. En 1955, à peine arrivé, il intègre le Parti libéral (qui n’était pas encore «radicalisé»). Il le préside de 1968 à 1972. Dans l’intervalle, en 1962, il entre au Conseil communal. Il y siégera durant 18 ans et le présidera en 1975. Et quand il transmet le sceau présidentiel à Pierre-Henri Willi, le 8 janvier 1976, son successeur souligne le brio et la compétence avec lesquels il a rempli la fonction. Lors de cette même séance, Claude Cornaz est investi dans un nouveau mandat: celui de député. Il succède à Henri de Goumoëns, démissionnaire. Il siège au Grand Conseil jusqu’au printemps 1984. Cet intérêt pour la vie politique n’est probablement pas étranger au fait que l’aînée de ses filles, Francine Mahaim, ait siégé à la Municipalité d’Echichens et que le fils d’icelle, Raphaël, soit à son tour député.

Sa seconde fille, Fabienne, a hérité de son père le goût de la musique. Il a fait d’elle une enseignante et la codirectrice de La Concorde de Vufflens-le-Château.

Claude Cornaz ne bricolait pas seulement dans la bouche de ses patients. J’en veux pour preuve qu’il a construit de ses mains le cor des Alpes avec lequel il a joué dans des ensembles folkloriques. Instrument qu’il troquait parfois contre le trombone à coulisse. Il s’est essoufflé avec la musique d’Anzeinde, ensemble du Club Alpin Suisse dont il fut le président, et avec Les Neu-Neu.

La vie associative de Claude Cornaz a eu pour cadre le Rotary, dont il était membre depuis 1972, le Club nautique morgien (il pratiquait la voile), l’Abbaye des Amis de Morges, les Amis du Musée militaire vaudois notamment.

Celui qui fut officier d’état-major d’un groupe d’aérodrome et qui était titulaire d’une licence de pilote d’avion s’est envolé vers l’au-delà le 28 décembre dans sa 92e année.

Gilbert Hermann   25.01.2019

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