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Tête à tête

«Le cinéma m’a offert plusieurs vies»

Cédric Jotterand 08.11.2018 16:07

L’artiste à la carrière exceptionnelle André Dussolier se produira la semaine prochaine au théâtre de Beausobre. Il revient sur son parcours et son envie sans cesse renouvelée de se laisser surprendre par des rôles à chaque fois différents.

André Dussollier semble hors du temps. L’âge ne semble pas avoir de prise sur lui quand il joue le «dandy», le père du fameux Tanguy ou des rôles plus sombres comme Staline ou ce père et gendarme à la dérive dans Ne le dis à personne. Une carrière immense, couronnée de Césars et d’un Molières pour Novecento, conte magnifique à voir le jeudi 15 novembre à Morges. Malgré tous ces honneurs, André Dussollier surprend par sa disponibilité quand il s’agit d’évoquer l’amour du métier. «C’est surtout que j’ai une dette envers Beausobre, puisqu’une vilaine blessure aux tendons m’a empêché d’y jouer les deux dernières fois. La pauvre Roxane, votre directrice, doit penser que le sort s’acharne quand elle me programme!»

Voilà maintenant quatre ans que le comédien – accompagné d’un quatuor de jazz – fait l’éloge de Novecento, ce pianiste incroyable né en 1900 et abandonné bébé sur un bateau de croisière duquel il ne se résoudra jamais à descendre pour mettre pied à terre. «Quand j’ai créé ça, je ne pensais vraiment pas à un destin pareil pour cette histoire qui semble toucher le public. C’est peut-être le fait d’embarquer littéralement dans ce bateau et ce conte qui plaît, en plus du texte qui propose des thèmes d’aujourd’hui. La question des migrants, le fait de trouver sa place dans la société ou de rester dans sa bulle. C’est le débat continuel entre l’obligation, la réalité et le rêve, celui de sa propre liberté qui est si difficile à obtenir. Au final, ça donne un spectacle inattendu que j’ai grand plaisir à jouer chaque soir.»

Sur scène, le septuagénaire semble voltiger, n’hésitant pas à ajouter quelques pas de danse pour illustrer le propos. «J’aime bien quand on peut mélanger les styles. Je sentais bien une sorte de fantaisie dans le texte d’Alessandro Barrico, mais pas aussi épanouie. La légèreté, c’est aussi ce qu’on vient chercher au théâtre, même s’il y a des moments de gravité. C’est comme une vie qui défile, cette petite croisière.»

Partager des émotions

Mais qu’est-ce qui fait encore courir André Dussollier, qui enchaîne les projets et qu’on retrouvera bientôt dans une suite de Tanguy? «Ce métier m’offre la possibilité de partager au présent des émotions qui sont peut-être plus diluées dans la vie. Passer de la comédie à quelque chose de plus sombre ou bientôt le rôle d’un entraîneur de foot, c’est comme se voir doter de plusieurs vies, certes fictives, qu’on peut toucher du doigt l’espace d’un petit moment. Et puis, le cinéma reste le miroir de notre époque et j’aime être l’interprète de celle-ci, même si ce ne sont que des fragments.»

André Dussollier veut explorer toutes les contrées et on ne sent aucune lassitude dans ses propos, bien au contraire. «Je travaille en ce moment sur un projet de série TV avec la RTS, qui a pour toile de fond le Comité international de la Croix-Rouge et qui s’appelle Cellule de crise. La télévision est désormais intéressante, car elle donne la possibilité d’aller très loin sur des sujets dont on ne connaît pas forcément les coulisses. Il y a toujours quelque chose que la caméra nous offre et j’ai l’appétit, la curiosité, tout simplement l’envie que cela dure.» 

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Lui qui a joué avec Truffaut, Lelouch, Resnais, Becker ou Canet pense toujours à demain. «Un acteur est toujours à la recherche du rôle fort, qui va marquer le film. Il y en a tellement qui sortent chaque semaine que le fait d’y parvenir représente quelque chose de rare, un moment fort qu’on espère vivre et revivre évidemment.»

À quelques jours de son passage à Morges, André Dussollier n’est pas en terre inconnue. «J’ai passé mon enfance à côté de Genève et j’y reviens souvent. La Suisse, j’y suis allé beaucoup et je garde surtout le souvenir émerveillé des concerts d’Ernest Ansermet que nous allions écouter régulièrement. Et je me réjouis bien sûr de revenir à Morges, dans ce théâtre ami que j’ai hâte de retrouver après lui avoir fait faux bond!»

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